Action ou Inaction ?

Rédigé par Nicolas Aucun commentaire
Classé dans : Ecologie, Santé, Agriculture Mots clés : aucun

Le niveau des débats à l'assemblée nationale et le style global continue de me consterner. Les punchlines, les approximations et l'attachement au détail plutôt qu'au fond semble être la règle du jeu...

En ce début de semaine, un échange entre le premier ministre et la députée écologiste Cyrielle Chatelain, s'est cristallisé sur le nombre de décès possible liés à la canicule, qui sans aucun doute se comptera en milliers de personnes. (voir ici par exemple).

Mais comme le rappelle Audrey Garric dans les colonnes du monde, des journalistes, des scientifiques, ou des acteurs de terrain alerte sur l'action du gouvernement à ce sujet qui est insuffisante depuis plusieurs années, quoi que semble en penser Sébastien Lecornu.

Et les désengagements récents en matière financière ou règlementaire ne font que limiter l'action. A quel moment une action, devient une inaction ? Quel écart entre les enjeux, les ordres de grandeur et les moyens mis en oeuvre permet d'évoquer une inaction, même lorsque des mesures existent ?

Par exemple, les travaux récents publiés sur les risques de dôme de chaleur en Europe lié à la bulle froide et à la fonte du Groenland, et donc à un accroissement significatif des canicules que nous vivons, rappellent les conséquences sociales, écologiques et économiques. Ils rappellent également que ne pas faire des sujets écologiques une priorité, c'est s'exposer socialement et économiquement à des difficultés croissantes. La préservation de l'habitabilité de nos lieux de vie et du vivant qui nous entoure est une condition nécessaire à la sécurité des personnes et à une économie possible.

Aller plus loin sur l'insuffisance des mesures pour limiter les canicules :

Canicule chez Blast

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